Avenir Sport

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 LES ENJEUX DU SPORT



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Traitement des documents:

Les Enjeux du Sport : Synthèse et Analyse

Résumé 

Ce document de synthèse analyse les enjeux contemporains du sport à travers trois axes principaux : le "sport-santé", les défis de l'inclusivité en compétition, et le rapport du sport à l'environnement. L'analyse révèle que le sport, loin d'être un domaine neutre, est un champ social traversé par des inégalités profondes, des paradoxes systémiques et des logiques de pouvoir.

Les conclusions clés sont les suivantes :

• Le "Sport-Santé" comme enjeu à double tranchant : Bien qu'il représente une réponse de politique publique aux problèmes de sédentarité, le "sport-santé" instaure également une forme de surveillance des corps et une injonction à la performance sanitaire qui peut culpabiliser les individus et masquer les déterminants sociaux de la santé.

• Les limites de l'inclusivité : Le sport de compétition, fondé sur des catégories binaires et rigides (sexe, validité), peine à intégrer les athlètes qui ne se conforment pas à ses normes. Les cas des athlètes intersexes et transgenres mettent en lumière une logique d'exclusion et de stigmatisation, soulevant des questions fondamentales sur l'équité et les droits humains.

• L'insoutenabilité du modèle sportif actuel : Le paradigme dominant du sport, axé sur l'accélération ("plus vite, plus haut, plus fort"), la consommation et la performance, génère une empreinte écologique considérable. Une transition vers un modèle de "sobriété" et de "résonance", en rupture avec la logique d'aliénation de la société moderne, apparaît comme une nécessité.

L'enjeu transversal qui relie ces thématiques est celui des inégalités sociales. Qu'il s'agisse de l'accès aux pratiques sportives, de la discrimination basée sur le genre ou le handicap, ou de la vulnérabilité aux impacts environnementaux, la question des inégalités se révèle être le défi majeur pour l'avenir du sport.

 

ANALYSE DU DOCUMENT ET THEMES D'APPUI:
  

1. Le "Sport-Santé" : Entre Politique Publique et Contrôle Social

Le concept de "sport-santé" s'est imposé comme une réponse aux grands problèmes de santé publique liés à l'inactivité physique et à la sédentarité, responsables de nombreuses affections non transmissibles (cancer, diabète, etc.). Cependant, cette approche n'est pas exempte d'ambiguïtés et de critiques.


Contexte et Dispositifs

• Réponse à une crise sanitaire : L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les autorités sanitaires nationales ont identifié l'inactivité physique comme une menace majeure. Le "sport-santé" vise à promouvoir l'activité physique comme un outil de prévention et de bien-être.

• L'Activité Physique Adaptée et Santé (APAS) : Depuis la loi de 2016 sur la modernisation du système de santé, l'APAS est reconnue comme une thérapeutique non médicamenteuse pouvant être prescrite par les médecins. Elle vise à adapter l'activité physique aux pathologies, capacités et facteurs de risque des patients.


Enjeux Sociaux et Critiques

• Une injonction sociale : Le "sport-santé" dépasse le simple conseil médical pour devenir une "injonction politique et sociale" qui pèse sur les individus. La promotion de l'activité physique s'accompagne d'un discours qui rend les individus responsables de leur état de santé, occultant les déterminants sociaux et environnementaux.


• Pouvoir de surveillance et culpabilité : Ce phénomène instaure un pouvoir de surveillance sur les corps, exercé par les professionnels de la santé et du sport. Comme le souligne la philosophe Isabelle Queval, cette quête d'un corps "réparé" ou "parfait" peut devenir une tyrannie, où l'individu est jugé responsable et potentiellement coupable de ses défaillances physiques.


• Révélateur d'inégalités : L'émergence du "sport-santé" a mis en lumière de profondes inégalités sociales. L'accès aux pratiques sportives est socialement différencié : un homme jeune, fortement diplômé et issu de catégories favorisées a plus de probabilités de pratiquer qu'une femme âgée et faiblement nantie. Le "sport-santé" risque ainsi de renforcer les inégalités de santé qu'il prétend combattre.



2. Les Défis de l'Inclusivité et la Contestation des Catégories


Le sport de compétition moderne, hérité du XIXe siècle et de la "mythologie du champion" de Pierre de Coubertin, est fondé sur un système de catégories strictes (sexe, âge, poids, handicap) qui, bien que présentées comme naturelles, sont des constructions sociales. Ce système génère exclusion et discrimination.


La Question du Genre et la Place des Femmes

• Obstacles structurels : La participation des femmes au sport a longtemps été freinée par des représentations sociales, médicales ou religieuses qui questionnaient leur aptitude, notamment à la pratique compétitive.


• La "bi-catégorisation" médiatique : Les performances des athlètes féminines sont souvent traitées différemment de celles de leurs homologues masculins. Les médias et les sponsors tendent à mettre en avant leur "superféminité", en insistant sur leur physique, leur rôle de mère ou leur vie privée. Ce traitement médiatique renforce les stéréotypes de genre et peut dévaloriser l'accomplissement sportif.


• Exemples de disciplines : Des sports comme la gymnastique ou le volleyball sont souvent médiatisés d'une manière qui sexualise ou esthétise le corps des athlètes, renforçant une "discipline genrée" au détriment de la reconnaissance de leur performance pure.

La Stigmatisation des Athlètes "Inclassables"

Les athlètes intersexes et transgenres remettent radicalement en question la division binaire homme/femme, qui est la pierre angulaire du sport de compétition.


• L'épreuve biopolitique de Caster Semenya : L'athlète sud-africaine est devenue le symbole de la stigmatisation des sportives intersexes. Soumise à des tests de vérification de sexe, elle a été contrainte par World Athletics d'abaisser médicalement son taux de testostérone pour pouvoir concourir sur certaines distances (du 400m au mile). Ce règlement, qui ne s'applique qu'à certaines épreuves, soulève des questions sur son caractère arbitraire et discriminatoire.


• Le cas de Laurel Hubbard : La participation de l'haltérophile transgenre Laurel Hubbard aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021 a déclenché un vif débat sur l'équité sportive. En réponse, le Comité International Olympique (CIO) a renoncé en 2021 à imposer un cadre unique basé sur le taux de testostérone, laissant aux fédérations internationales le soin de définir leurs propres règles.


• Enjeux fondamentaux : Ces cas illustrent la tension entre la volonté d'inclusion et la défense d'une "équité" basée sur des catégories biologiques rigides. Ils révèlent comment les institutions sportives peinent à sortir d'un "aveuglement dogmatique" pour gérer des réalités humaines complexes.


3. L'Urgence Environnementale et la Critique du Modèle Sportif

Le modèle dominant du sport est en contradiction flagrante avec les impératifs écologiques. Son fonctionnement repose sur un paradigme d'accélération et de consommation qui n'est plus soutenable.


L'Empreinte Écologique du Sport

• Un impact croissant : Le sport moderne a une empreinte carbone et environnementale significative, souvent sous-estimée.

• Sources de pollution :

    ◦ Transports : Les déplacements des athlètes, des équipes et surtout des spectateurs constituent une part majeure de l'impact. L'empreinte carbone annuelle d'un grand club de football européen peut équivaloir à 20 000 allers-retours Paris-New York.

    ◦ Infrastructures et Équipements : La construction d'installations (stades, pistes de ski artificielles) et la production d'équipements sportifs sont énergivores et consommatrices de ressources.

    ◦ Événements : Les grandes manifestations sportives génèrent une quantité massive de déchets.


Le Paradigme de l'Accélération et l'Aliénation

• Le Sport comme incarnation de l'accélération : Selon le sociologue Hartmut Rosa, la société moderne est piégée dans une spirale d'accélération (technique, sociale, et du rythme de vie) qui mène à l'aliénation, c'est-à-dire une "relation d'absence de relation" au monde, à autrui et à soi-même. La devise olympique "Citius, Altius, Fortius" ("Plus vite, plus haut, plus fort") fait du sport un symbole parfait de cette culture de l'accélération.

• Moteurs du système : Ce système est alimenté par un "moteur culturel" (la promesse d'une vie meilleure par l'accélération) et un "moteur social" (la compétition). Le sport est au cœur de ces deux moteurs.

Vers un Sport "Durable" et la Quête de "Résonance"

• Une approche non-anthropocentrée : La transition écologique du sport nécessite un changement de paradigme, passant d'une vision où la nature est une ressource à exploiter à une approche "éco-centrée" où l'activité humaine s'inscrit respectueusement dans son environnement.

• La sobriété et le "slow sport" : En réponse à l'aliénation, une tendance vers un "sport durable" ou "slow sport" émerge. Elle prône la simplicité volontaire et la décélération.

    ◦ Pratiques : Course à pied pieds nus, randonnée minimaliste, plogging (courir en ramassant des déchets).

    ◦ Philosophie : L'accent est mis sur l'expérience vécue et la "résonance" – une connexion profonde et de qualité avec l'environnement et soi-même – plutôt que sur la performance chiffrée.

 L'éco-éthique : Il s'agit de mettre en place une relation plus humble et harmonieuse entre les humains et la nature, où le sport devient un moyen de se reconnecter plutôt qu'un facteur d'aliénation supplémentaire.

COMMENT AVOIR UNE IDEE GLOBALE DES CONNAISSANCES ORGANISEES DANS L'ARTICLE?

PRÉSENTATION EN CARTES MENTALES






TOUT PIGER EN UN COUP D'OEIL...









QUESTIONNEMENTS POSSIBLES ET CONTROLE DU SAVOIR

Quels sont les principaux enjeux sociétaux et politiques qui structurent le sport contemporain ?


Comment l'activité physique est-elle devenue un outil majeur de santé publique en France ?


De quelle manière le sport favorise-t-il l'inclusion des personnes vulnérables dans notre société ?



10 QUESTIONS SUR LE COURS











LES REPONSES












QUESTIONS REPONSES :
CONNAITRE LES ENJEUX DU SPORT


Tableau des questions rapides avec corrigé + signification exacte

1. Quels sont les trois enjeux principaux du sport analysés dans ce texte ?





Réponse corrigée :
Le sport-santé, les défis inclusifs et le rapport à l’environnement et au développement durable.

Signification :
Le texte montre que le sport est aujourd’hui traversé par trois grands enjeux : améliorer la santé des populations, favoriser l’inclusion de publics divers (handicap, genre, âge, etc.) et réduire son impact environnemental.



2. Selon le texte, quel « méta-défi » traverse les trois enjeux du sport (santé, inclusion, environnement) ?





Réponse corrigée :
La réduction des inégalités sociales.

Signification :
Derrière ces trois enjeux se cache un même problème central : les inégalités sociales d’accès à la santé, au sport et à un environnement préservé.



3. À quel grand problème de santé publique le concept de « sport-santé » cherche-t-il à répondre ?





Réponse corrigée :
L’inactivité physique et la sédentarité, considérées comme des pandémies mondiales.

Signification :
Le sport-santé vise à lutter contre le manque d’activité physique, reconnu comme un facteur majeur de maladies chroniques.



4. Qu’est-ce que l’UNACTIV ?





Réponse corrigée :
L’unité transversale d’activité physique qui étudie les effets de l’inactivité physique et de la sédentarité.

Signification :
Il s’agit d’un dispositif de recherche qui analyse scientifiquement les conséquences du manque d’activité physique sur la santé.



5. Quel est l’objectif principal du Plan national de prévention par l’activité physique ou sportive (PNAPS) lancé en 2011 ?





Réponse corrigée :
Lutter contre les maladies non transmissibles (obésité, diabète, cancer, etc.) par l’activité physique.

Signification :
Ce plan vise à utiliser l’activité physique comme outil de prévention des maladies chroniques.



6. Quel organisme a été mandaté en France pour autoriser le remboursement de l’APA par l’Assurance maladie ?





Réponse corrigée :
La Haute Autorité de Santé (HAS).

Signification :
La HAS évalue scientifiquement les bénéfices de l’APA et encadre son intégration dans le système de soins.



7. Quelle est la différence fondamentale entre la logique du « sport-santé » et celle du sport de compétition ?





Réponse corrigée :
Le sport-santé vise le bien-être et la prévention, tandis que le sport de compétition vise la performance et la rentabilité.

Signification :
Le sport-santé est centré sur la santé des individus, alors que le sport de compétition repose sur la recherche du résultat.



8. Selon Pierre Bourdieu, le sport de compétition fonctionne comme un _____ autonome.





Réponse corrigée :
champ

Signification :
Pour Bourdieu, le sport est un « champ social » avec ses propres règles, hiérarchies et formes de légitimité.



9. Qu’est-ce que l’Activité Physique Adaptée (APA) ?



Réponse corrigée :
Une pratique physique spécifiquement conçue pour des populations aux besoins particuliers (maladies chroniques, handicaps, vieillissement).

Signification :
L’APA adapte l’activité physique aux capacités et contraintes des personnes fragiles ou malades.



10. Quelle est la qualification professionnelle requise en France pour encadrer des séances d’APA ?




Réponse corrigée :
Une licence STAPS mention APA.

Signification :
Seuls des professionnels formés scientifiquement sont habilités à encadrer légalement l’APA.



11. Dans le contexte du handisport, quelle est la différence entre une « pratique pour » et une « pratique avec » ?





Réponse corrigée :
La « pratique pour » est entre pairs (personnes handicapées), la « pratique avec » associe personnes valides et handicapées.

Signification :
La distinction renvoie au degré d’inclusion dans la pratique sportive.



12. Quel pouvoir la notion de « sport-santé » exerce-t-elle sur les individus ?



Réponse corrigée :
Un pouvoir de surveillance et de culpabilisation.

Signification :
Le sport-santé peut transformer la santé en obligation morale, rendant l’individu responsable de son état.



13. Quelles sont les trois valeurs associées au « sport-santé » ?





Réponse corrigée :
La vigilance, la rigueur et la culpabilité.

Signification :
Ces valeurs renforcent l’idée qu’il faut contrôler et discipliner son corps pour rester en bonne santé.



14. Selon Pierre de Coubertin, quel mythe est au cœur du sport de compétition ?





Réponse corrigée :
Le mythe de l’équité, de la justice et de la glorification du champion.

Signification :
Le sport est présenté comme juste et méritocratique, même si cette équité est souvent illusoire.



15. Sur quelles trois grandes catégories de classement le sport de compétition est-il historiquement fondé ?





Réponse corrigée :
Le sexe, le handicap et l’âge.

Signification :
Ces catégories visent à rendre la compétition plus « équitable ».



16. Quel paradoxe l’inclusion dans le sport de compétition soulève-t-elle ?



Réponse corrigée :
L’inclusion passe par la création de catégories spécifiques, ce qui constitue une forme de ségrégation.

Signification :
Inclure suppose souvent de séparer.



17. Citez deux exemples de sports adaptés pour les personnes ayant une déficience visuelle.





Réponse corrigée :
Le cécifoot et le goalball.



18. Qu’est-ce que la « féminité hégémonique » dans le sport ?





Réponse corrigée :
Un idéal de féminité excluant les femmes jugées trop masculines ou musclées.

Signification :
Certaines formes de corps féminins sont jugées illégitimes dans le sport.



19. Comment vérifiait-on le sexe des athlètes féminines au XXᵉ siècle ?





Réponse corrigée :
Par des tests de féminité, d’abord visuels puis chromosomiques.



20. Quel critère utilise aujourd’hui World Athletics pour les athlètes intersexes ?





Réponse corrigée :
Le taux de testostérone (inférieur à 5 nmol/L).



21. Quelle athlète est au cœur de cette controverse ?





Réponse corrigée :
Caster Semenya.



22. Quelle a été la position de l’Académie nationale de médecine ?





Réponse corrigée :
Opposition à l’imposition de traitements hormonaux ou chirurgicaux.



23. Qui est Laurel Hubbard ?





Réponse corrigée :
Une haltérophile transgenre néo-zélandaise, participante aux JO de Tokyo 2021.



24. Quelle décision la FINA a-t-elle prise en 2022 ?





Réponse corrigée :
La création d’une catégorie « ouverte ».



25. Quel est le principal problème écologique du sport moderne ?





Réponse corrigée :
Son empreinte carbone élevée.



26. Empreinte carbone annuelle moyenne d’un sportif en France ?





Réponse corrigée :
Environ 1,3 tonne de CO₂.



27. Qu’est-ce qu’une approche « non-anthropocentrée » ?





Réponse corrigée :
Une relation à la nature comme partenaire et non comme ressource.



28. Définition du « slow sport »





Réponse corrigée :
Une pratique centrée sur la décélération, la simplicité et l’expérience sensible.



29. Caractéristique centrale de la modernité tardive selon Hartmut Rosa ?





Réponse corrigée :
L’accélération sociale.



30. Accélération technique (Rosa)





Réponse corrigée :
Faire plus en moins de temps grâce à la technique.



31. Accélération du changement social





Réponse corrigée :
Instabilité rapide des normes et structures sociales.



32. Accélération du rythme de vie





Réponse corrigée :
Sentiment chronique de manque de temps.



33. Concept opposé à l’aliénation





Réponse corrigée :
La résonance.



34. Définition de la résonance





Réponse corrigée :
Relation vivante, signifiante et réciproque au monde.



35. Sport minimaliste et résonance



Réponse corrigée :
Ils favorisent une relation profonde à la nature.



36. Portefeuille global de pratiques sportives





Réponse corrigée :
Ensemble des activités sportives pratiquées par un individu.



37. Profil le plus favorisé





Réponse corrigée :
Homme jeune, diplômé, issu de catégories favorisées.



38. Problème posé par les athlètes « inclassables »





Réponse corrigée :
Ils révèlent l’arbitraire des catégories sportives.



39. Critique des « visites-santé »





Réponse corrigée :
Marchandisation de la santé et responsabilisation excessive de l’individu.



40. Dopage et technologies visent le _____





Réponse corrigée :
corps parfait



41. Paradoxe technologique selon Isabelle Queval





Réponse corrigée :
La perte d’autonomie par dépendance aux technologies.



42. Justification de la séparation par sexe





Réponse corrigée :
Préserver l’équité compétitive.



43. L’émergence du _____ révèle les inégalités de santé





Réponse corrigée :
sport-santé



44. Approche éthique « éco-centrée »





Réponse corrigée :
Recherche d’harmonie avec la nature.



45. Argument contre la participation des femmes transgenres





Réponse corrigée :
Avantage physique hérité de la puberté masculine.






















L’EPS, un levier contre l’abandon des pratiques sportives

Pour une éducation à une pratique sportive durable

(publié en ligne dans "le café pédagogique" le 29 janvier 2026)

https://www.cafepedagogique.net/2026/01/29/pour-une-education-a-une-pratique-sportive-durable/

"Dans les conclusions du rapport de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST), publié en novembre 2025 et intitulé La science dans la mêlée pour une nation sportive, il est précisé que « l’analyse scientifique des freins à l’activité physique chez les adolescents remet également en cause les stratégies de santé publique principalement orientées vers la promotion du sport, au profit de politiques se concentrant sur la prévention de l’abandon sportif ». Les recommandations invitent ainsi à déplacer le centre de gravité des politiques publiques et éducatives.

L’EPS, un levier contre l’abandon des pratiques sportives

Comme nous l’avons déjà signalé, nos travaux montrent, à l’échelle du département des Bouches-du-Rhône, que si les adolescents ayant entrepris une activité sportive n’y avaient pas renoncé, plus de 95 % d’entre eux présenteraient encore un profil sportif. Les populations les plus exposées à ce décrochage sont celles résidant dans les quartiers populaires, plus particulièrement les filles et le moment de la rupture se situe majoritairement durant « les années collège ». Cette situation est d’ailleurs partagée par de nombreux pays européens.

Le rapport souligne que, puisque l’éducation physique et sportive (EPS) est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, elle constitue un levier essentiel pour lutter contre l’abandon des pratiques sportives en dehors du cadre scolaire. À ce titre, elle pourrait s’appuyer sur des contenus éducatifs centrés sur la découverte de la richesse de la culture sportive, avec pour ambition d’inciter les jeunes à poursuivre une pratique physique extrascolaire. Il est également indiqué qu’elle pourrait permettre aux adolescents de s’initier à des activités proches de celles qu’ils pratiquent en dehors de l’école, afin de développer des compétences facilitant le passage d’une activité physique à une autre.

« L’éducation par le sport se substitue ainsi à une simple promotion de l’activité physique »

Cette perspective est à rebours de celle aujourd’hui valorisée. Elle déplace les priorités d’une discipline principalement centrée sur une logique sanitaire vers une approche éducative reposant sur l’idée d’un « savoir rester sportif ». L’éducation par le sport se substitue ainsi à une simple promotion de l’activité physique.

Elle impose de revoir la définition de l’activité physique, en ne la limitant plus à des mouvements du corps entraînant une dépense d’énergie contribuant à la condition physique, mais en la considérant comme une pratique signifiante pour la personne, façonnée par son contexte culturel et social, et guidée par ses raisons d’agir, ses valeurs et son histoire personnelle.

Cette orientation ouvre la possibilité de proposer une alternative à un mode d’intervention fondé sur la mesure de la condition physique par des tests et la prescription de quantités d’activité physique. Elle invite à privilégier une démarche qui analyse les causes de l’abandon sportif et propose une éducation sportive centrée sur le développement d’une pratique durable.

Enfin, elle incite la discipline à ne pas se refermer sur elle-même, mais à entretenir des ponts avec les pratiques sportives extrascolaires. Bien évidemment, cette dynamique n’a de sens que si, en retour, le mouvement sportif décide également de maintenir des passerelles avec l’EPS et qu’un projet éducatif commun, fondé sur la fidélisation à la pratique sportive, puisse être élaboré.

L’inactivité physique des jeunes constitue un risque sanitaire

Personne ne peut nier qu’aujourd’hui l’inactivité physique des jeunes constitue un risque sanitaire important que l’EPS ne peut ignorer. Toutefois, il s’agit de remettre les priorités dans le bon ordre.

Tout d’abord, rappeler qu’éduquer en EPS ne consiste pas à développer uniquement un corps, un esprit et les liens qui les unissent, mais à confronter une personne à une culture. Comme l’a rappelé Claude Lévi-Strauss, la culture n’est pas une simple parure de l’existence, mais constitue un élément fondamental qui façonne l’homme et structure son rapport au monde.

Ensuite, considérer que c’est à partir de cette confrontation aux sports que les jeunes peuvent en retirer de multiples bénéfices. Dans cette perspective, la santé relève davantage d’une conséquence que d’un objectif initial. D’autant plus que la pratique régulière du sport contribue également à améliorer l’estime de soi, à développer des compétences sociales et peut favoriser une amélioration des performances scolaires.

Enfin, cette approche oblige à repenser le rapport entre l’EPS et le sport en club. Il existe bien une porte entre ces deux univers, en ce sens que l’EPS répond à des logiques et à des enjeux scolaires spécifiques, distincts de ceux du milieu associatif sportif. Mais il existe également un pont, car l’EPS ne peut ignorer les pratiques sportives extrascolaires et doit contribuer à préparer les élèves à s’y engager, en facilitant le passage du cadre scolaire vers les clubs sportifs.

Lorsque la science entre dans le débat sportif, elle incite ainsi l’EPS à se rapprocher de la réalité sportive vécue par les jeunes et à envisager comme l’un de ses objectifs majeurs le développement d’une pratique sportive durable."

Maxime Travert - STAPS Marseille






La pratique physique joue un rôle central dans la santé et le développement global de la personne. Les données présentées montrent que la France fait partie des pays où les jeunes sont parmi les plus sédentaires des pays développés. Chez les adolescents de 11 à 17 ans, seuls 13 % atteignent la recommandation d’au moins une heure d’activité physique quotidienne. Cette situation est particulièrement marquée chez les filles, avec une inactivité plus fréquente que chez les garçons. Ces constats soulignent un enjeu majeur de santé publique et justifient l’importance de comprendre les effets de la pratique physique sur l’organisme.

Il est essentiel de distinguer plusieurs notions souvent confondues : la sédentarité, l’inactivité physique et l’activité physique. Le comportement sédentaire correspond à des situations dans lesquelles la dépense énergétique est très faible, en position assise ou allongée, en dehors du sommeil. Regarder la télévision, rester assis longtemps en classe, utiliser les transports motorisés ou rester devant un écran sont des comportements sédentaires. Une personne peut donc être sportive mais très sédentaire si elle passe le reste de la journée assise.

L’inactivité physique, quant à elle, se définit par un volume, une fréquence ou une intensité d’activité physique inférieurs aux recommandations de santé. Pour les enfants et les adolescents de 5 à 17 ans, ces recommandations sont en moyenne de 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue, tout au long de la semaine. Pour les adultes, elles sont de 150 à 300 minutes par semaine d’activité d’endurance modérée. Ainsi, une personne peut être peu sédentaire mais inactive si elle bouge souvent sans atteindre ces seuils.

L’activité physique regroupe l’ensemble des mouvements produits par les muscles squelettiques entraînant une dépense d’énergie variable, du faible au très élevé. Elle peut se réaliser dans différents contextes : loisirs, travail, transport ou domicile. Cette définition met en évidence que l’activité physique ne se limite pas au sport, même si le sport en est une forme particulière, souvent organisée, codifiée et parfois compétitive.

L’intensité de l’activité physique constitue un élément clé pour comprendre ses effets sur la santé. Le document distingue plusieurs niveaux d’intensité, caractérisables à la fois par des indicateurs physiologiques et par le ressenti. Une activité d’intensité légère correspond à une respiration peu perceptible, permettant de parler ou de chanter. L’intensité modérée se traduit par une respiration accélérée, une transpiration légère et la possibilité de parler sans chanter. L’intensité élevée se caractérise par une respiration bruyante, une forte transpiration et l’impossibilité de parler. Ces niveaux peuvent également être reliés à la fréquence cardiaque de réserve, ce qui permet de relier directement activité physique et fonctionnement cardiovasculaire.

Les effets d’une activité physique insuffisante sont multiples et concernent l’ensemble de l’organisme. Sur le plan cardiovasculaire, la sédentarité et l’inactivité augmentent le risque de maladies du cœur et des vaisseaux. Le cœur devient moins efficace, la circulation sanguine se dégrade et le risque de pathologies chroniques augmente. Sur le plan métabolique, l’inactivité favorise le surpoids et l’obésité, dont la prévalence chez les adolescents a augmenté au cours des dernières décennies. Le document montre que ces phénomènes sont socialement différenciés, touchant davantage les populations les plus défavorisées.

Les effets négatifs concernent également les muscles, les articulations, la circulation sanguine et le cerveau. Une activité physique insuffisante entraîne une diminution de la masse musculaire, une baisse des capacités physiques, une fragilisation des articulations et une altération de certaines fonctions cognitives comme la concentration. À l’inverse, une pratique régulière contribue à maintenir un fonctionnement optimal de l’organisme et à prévenir de nombreuses pathologies.

La pratique sportive, qu’elle soit réalisée en club ou hors club, présente des bénéfices spécifiques. La pratique en club, caractérisée par une organisation structurée, une régularité et une intensité souvent plus élevées, favorise le respect des recommandations en matière d’activité physique. Elle est associée à de meilleurs indicateurs de santé, mais aussi à des bénéfices psychosociaux tels que l’estime de soi, les compétences sociales et la réussite scolaire. Les données montrent que les jeunes engagés en club ont globalement des modes de vie plus favorables à la santé.

La pratique hors club, plus libre et auto-organisée, permet quant à elle de développer l’autonomie, l’autorégulation, la coopération et la capacité à s’engager durablement dans une activité choisie. Ces deux formes de pratique ne s’opposent pas, mais se complètent, et leur coexistence est un levier important pour favoriser l’engagement physique tout au long de la vie.

Cependant, le document met en évidence un phénomène préoccupant : le décrochage sportif, particulièrement marqué à l’adolescence. Les causes sont multiples et relèvent du rapport à soi, du rapport à l’effort et du rapport aux autres. Le sentiment de ne pas être à la hauteur, une culture de la performance trop exigeante ou un climat relationnel défavorable peuvent conduire à l’abandon. Ces éléments montrent que l’enjeu n’est pas seulement de proposer de l’activité physique, mais de créer des conditions de pratique positives, inclusives et valorisantes.

En conclusion, la pratique physique constitue un déterminant majeur de la santé et du développement de la personne. Les données présentées dans le document soulignent l’urgence de lutter contre la sédentarité et l’inactivité, en particulier chez les jeunes. Pour cela, il est nécessaire de diversifier les formes de pratique, de valoriser l’engagement à la mesure de chacun et de favoriser des expériences positives, afin que l’activité physique devienne un élément durable du mode de vie.


FICHE DE RÉVISION – EPPCS
THÈME : PRATIQUE PHYSIQUE ET SANTÉ


Définitions essentielles

L’activité physique correspond à tous les mouvements produits par les muscles squelettiques entraînant une dépense d’énergie. Elle inclut le sport, mais aussi les déplacements, les loisirs actifs et certaines activités du quotidien.

Le sport est une forme particulière d’activité physique, organisée, codifiée, souvent institutionnalisée, avec ou sans compétition.

La sédentarité correspond aux comportements caractérisés par une très faible dépense énergétique, en position assise ou allongée, hors sommeil (écrans, transports, temps assis prolongé).

L’inactivité physique désigne un niveau d’activité inférieur aux recommandations de santé. Une personne peut être peu active sans être très sédentaire, et inversement.


Recommandations de santé

Chez les enfants et adolescents (5–17 ans) : au moins 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue.

Chez les adultes : entre 150 et 300 minutes par semaine d’activité d’endurance d’intensité modérée.

Ces recommandations visent à préserver la santé cardiovasculaire, métabolique, musculaire et mentale.


Niveaux d’intensité de l’activité physique

Intensité légère : respiration peu accélérée, possibilité de parler et chanter.

Intensité modérée : respiration accélérée, transpiration légère, possibilité de parler mais pas de chanter.

Intensité élevée : respiration très rapide, forte transpiration, difficulté ou impossibilité de parler.

Ces intensités peuvent être mises en relation avec la fréquence cardiaque de réserve.


Constats de santé publique

Les adolescents français sont parmi les plus sédentaires des pays développés.

Seuls environ 13 % des jeunes atteignent les recommandations quotidiennes.

Les filles sont plus touchées par l’inactivité physique que les garçons.

La sédentarité et l’inactivité augmentent avec l’âge et sont socialement différenciées.


Effets de l’inactivité et de la sédentarité

Augmentation du risque de maladies cardiovasculaires.

Augmentation du surpoids et de l’obésité, notamment chez les jeunes.

Diminution des capacités physiques (endurance, force, mobilité).

Effets négatifs sur la concentration, le bien-être psychologique et la santé mentale.

Fragilisation des muscles, des articulations et du système métabolique.


Bénéfices de la pratique physique régulière

Amélioration du fonctionnement du cœur et de la circulation sanguine.

Meilleure régulation du poids et du métabolisme.

Renforcement musculaire et articulaire.

Amélioration de la santé mentale, de l’estime de soi et de la qualité de vie.

Effets positifs sur la réussite scolaire et les compétences sociales.


Pratique en club et hors club

La pratique en club favorise la régularité, l’intensité et le respect des recommandations. Elle est associée à de meilleurs indicateurs de santé et à une socialisation structurée.

La pratique hors club permet plus d’autonomie, de liberté de choix et d’adaptation aux contraintes personnelles.

Les deux formes sont complémentaires et favorisent un engagement durable dans l’activité physique.


Décrochage sportif

Le décrochage apparaît souvent à l’adolescence.

Il peut être lié à une pression excessive de performance, à un sentiment d’échec ou à un climat relationnel négatif.

Favoriser des pratiques inclusives, valorisantes et adaptées est un levier essentiel de santé.


Idée clé à retenir

La pratique physique est un déterminant majeur de la santé.
L’enjeu n’est pas seulement de « faire du sport », mais de réduire la sédentarité, d’atteindre un niveau suffisant d’activité physique et de construire un mode de vie actif durable.



FICHE ULTRA-SYNTHÈSE – BAC EPPCS
PRATIQUE PHYSIQUE ET SANTÉ

La pratique physique regroupe l’ensemble des mouvements du corps entraînant une dépense d’énergie. Elle inclut le sport, mais aussi les déplacements, les loisirs actifs et certaines activités du quotidien. Le sport est une forme spécifique d’activité physique, organisée, codifiée et parfois compétitive.

La sédentarité correspond aux comportements caractérisés par une très faible dépense énergétique, en position assise ou allongée, hors sommeil (temps d’écran, transports motorisés, station assise prolongée). L’inactivité physique désigne un niveau d’activité inférieur aux recommandations de santé. Une personne peut être sédentaire sans être inactive, et inversement.


Les recommandations de santé indiquent que les enfants et adolescents doivent pratiquer en moyenne au moins 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue. Chez les adultes, la recommandation est de 150 à 300 minutes par semaine d’activité d’endurance modérée. Ces seuils visent à préserver la santé cardiovasculaire, métabolique, musculaire et mentale.


On distingue trois niveaux d’intensité. Une activité légère permet de parler et chanter sans difficulté. Une activité modérée entraîne une respiration accélérée et permet de parler sans chanter. Une activité intense provoque une respiration très rapide et rend la parole difficile. Ces niveaux peuvent être reliés à la fréquence cardiaque.


En France, les adolescents sont particulièrement exposés à la sédentarité et à l’inactivité. Seule une minorité atteint les recommandations. Les filles sont davantage concernées par l’inactivité physique. Ces comportements constituent un enjeu majeur de santé publique.


La sédentarité et l’inactivité augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, de surpoids et d’obésité. Elles entraînent une diminution des capacités physiques, une fragilisation musculaire et articulaire, ainsi que des effets négatifs sur la concentration et le bien-être psychologique.


À l’inverse, une pratique physique régulière améliore le fonctionnement du cœur, la circulation sanguine, la régulation du poids, la santé mentale et la qualité de vie. Elle favorise aussi l’estime de soi, les compétences sociales et la réussite scolaire.

La pratique en club favorise la régularité, l’intensité et la socialisation. La pratique hors club développe l’autonomie, la liberté de choix et l’adaptation aux contraintes personnelles. Ces deux formes sont complémentaires.


Le décrochage sportif apparaît souvent à l’adolescence. Il peut être lié à la pression de performance, au sentiment d’échec ou à un climat relationnel négatif. Des pratiques inclusives et valorisantes favorisent un engagement durable.


Idée essentielle à retenir :
La santé dépend autant de la réduction de la sédentarité que de la pratique régulière d’une activité physique adaptée. L’objectif est de construire un mode de vie actif et durable.


Voici 5 questions type bac EPPCS, avec réponses attendues synthétiques, directement exploitables pour l’entraînement des Terminales.



Question 1
Distinguez activité physique, sport, sédentarité et inactivité physique.



Réponse attendue
L’activité physique regroupe tous les mouvements entraînant une dépense d’énergie. Le sport est une forme d’activité physique organisée et codifiée. La sédentarité correspond aux comportements à faible dépense énergétique en position assise ou allongée hors sommeil. L’inactivité physique désigne un niveau d’activité inférieur aux recommandations. Une personne peut être sportive mais sédentaire, ou peu sédentaire mais inactive.



Question 2
Présentez les recommandations de santé en matière d’activité physique chez les adolescents.


Réponse attendue
Les adolescents doivent pratiquer en moyenne au moins 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue. Ces recommandations visent la prévention des maladies cardiovasculaires, métaboliques et l’amélioration de la santé globale.



Question 3
Expliquez les effets de la sédentarité et de l’inactivité physique sur la santé.



Réponse attendue
Elles augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, de surpoids et d’obésité. Elles entraînent une baisse des capacités physiques, une fragilisation musculaire et articulaire, ainsi que des effets négatifs sur la concentration et le bien-être psychologique.



Question 4
Montrez en quoi la pratique physique régulière constitue un levier de santé.



Réponse attendue
Elle améliore le fonctionnement du cœur et de la circulation, régule le poids, renforce les muscles et les articulations, améliore la santé mentale, l’estime de soi et favorise la réussite scolaire et les compétences sociales.



Question 5
Expliquez les causes possibles du décrochage sportif à l’adolescence et proposez des leviers pour y remédier.


Réponse attendue
Le décrochage peut être lié à une pression excessive de performance, au sentiment d’échec ou à un climat relationnel négatif. Pour y remédier, il faut proposer des pratiques inclusives, valorisantes, diversifiées et adaptées aux capacités de chacun, en club comme hors club.


Étude de documents – Terminale EPPCS
Thème : Sport, performance et santé



Étude de documents – Terminale EPPCS
Thème : Sport, performance et santé

Problématique
Dans quelle mesure la recherche de performance sportive peut-elle être compatible avec la santé ?


Document 1 – Texte (article en français)

« La performance sportive correspond à la capacité d’un individu à mobiliser ses ressources physiques, psychologiques et techniques pour atteindre un objectif mesurable. Toutefois, une augmentation excessive des charges d’entraînement peut entraîner des effets négatifs sur la santé : fatigue chronique, blessures musculo-tendineuses, troubles du sommeil et baisse de motivation. La prise en compte de la récupération et de la prévention constitue aujourd’hui un enjeu central de l’entraînement moderne. »

Source : INSERM, Activité physique, performance et santé, dossier pédagogique, 2021 (texte adapté)


Document 2 – Données statistiques (article institutionnel français)

Évolution du risque de blessure en fonction de la charge d’entraînement

Moins de 5 heures par semaine : risque faible
Entre 5 et 10 heures par semaine : risque modéré
Entre 10 et 15 heures par semaine : risque élevé
Plus de 15 heures par semaine : risque très élevé

Source : INSEP, Prévention des blessures chez le sportif, 2022 (données synthétisées)


Document 3 – Schéma (charge d’entraînement et récupération)

Texte d’accompagnement
Ce schéma montre la relation entre la charge d’entraînement, le temps de récupération et le risque de blessure. Une charge trop importante sans récupération suffisante augmente le risque de surentraînement et de blessures.


Document 4 – Schéma (adaptations physiologiques à l’entraînement)

Texte d’accompagnement
L’entraînement provoque des adaptations positives de l’organisme (amélioration cardiovasculaire, musculaire et métabolique), mais seulement si les phases de repos sont suffisantes. En cas de déséquilibre, ces adaptations deviennent négatives.


Questions

  1. Comprendre
    À partir du document 1, définis la notion de performance sportive et identifie les principaux risques pour la santé.

  2. Analyser
    À l’aide du document 2, explique le lien entre augmentation du volume d’entraînement et risque de blessure.

  3. Approfondir
    En t’appuyant sur les documents 3 et 4, montre pourquoi la récupération est un élément essentiel de la performance durable.

  4. Prendre position
    Selon toi, la recherche de performance sportive peut-elle être compatible avec la santé à long terme ? Justifie ta réponse par des arguments précis.


Barème indicatif sur 20 points
Comprendre : 3 points
Analyser : 5 points
Approfondir : 6 points
Argumentation personnelle : 6 points


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EFFETS DE L'ACTIVITE PHYSIQUE SPORTIVE SUR L'ORGANISME

Donner une liste très large et structurée, mais “exhaustif” au sens strict est impossible (il y a des milliers d’effets selon type d’activité, intensité, durée, âge, sexe, entraînement, pathologies, sommeil, nutrition). Voici la version la plus complète et exploitable en cours, organisée par systèmes, avec effets aigus (pendant/après séance) et chroniques (avec l’entraînement).

Effets cardiovasculaires
Aigus
Augmentation fréquence cardiaque, débit cardiaque, pression artérielle systolique, redistribution du débit sanguin vers muscles, peau, cœur
Vasodilatation musculaire, augmentation retour veineux, augmentation extraction d’oxygène
Chroniques
Baisse FC de repos, augmentation volume d’éjection systolique, amélioration fonction endothéliale, augmentation capillarisation, baisse pression artérielle, amélioration variabilité de la FC
Amélioration profil lipidique, diminution risque athérosclérose, réduction risque infarctus/AVC, amélioration tolérance à l’effort

Effets respiratoires
Aigus
Augmentation ventilation minute, fréquence respiratoire, volume courant, diffusion O2/CO2, recrutement des muscles respiratoires
Chroniques
Amélioration efficacité ventilatoire, endurance des muscles respiratoires, meilleure tolérance à l’hypoxie relative, baisse dyspnée à charge donnée

Effets métaboliques et énergétiques
Aigus
Augmentation consommation d’ATP, utilisation phosphagènes, glycolyse, oxydation lipides, augmentation lactate selon intensité
Augmentation sensibilité aiguë à l’insuline, captation glucose par muscle, augmentation lipolyse, thermogenèse
Chroniques
Augmentation mitochondries, enzymes oxydatives, amélioration VO2max, meilleure flexibilité métabolique (utilisation lipides/glucides)
Baisse insulino-résistance, réduction graisse viscérale, amélioration composition corporelle, meilleure régulation glycémique (prévention diabète 2)

Effets musculaires
Aigus
Micro-lésions, fatigue périphérique, recrutement unités motrices, augmentation température et élasticité musculaire
Chroniques
Hypertrophie (selon charge), augmentation force, puissance, endurance locale
Amélioration recrutement neuromusculaire, coordination intramusculaire/intermusculaire, augmentation réserves glycogène et phosphocréatine
Prévention sarcopénie avec l’âge

Effets tendineux, ligamentaires, fascia, cartilage, os
Aigus
Augmentation lubrification articulaire, contraintes mécaniques, stimulation ostéogénique
Chroniques
Augmentation densité minérale osseuse (surtout impacts/force), amélioration architecture osseuse
Renforcement tendineux, meilleure rigidité fonctionnelle, meilleure tolérance à la charge
Entretien du cartilage (charge dosée) et nutrition articulaire
Réduction risque ostéoporose, amélioration stabilité articulaire

Effets neurologiques et cognitifs
Aigus
Augmentation vigilance, attention, vitesse de traitement, humeur, diminution stress perçu
Augmentation neurotransmetteurs (dopamine, noradrénaline, sérotonine), modulation douleur
Chroniques
Amélioration fonctions exécutives, mémoire, apprentissage, plasticité cérébrale
Augmentation BDNF (facteur neurotrophique), amélioration santé cérébrovasculaire
Réduction risque déclin cognitif, démence, amélioration qualité sommeil

Effets psychologiques et santé mentale
Aigus
Diminution anxiété, amélioration humeur, effet “anti-rumination”, augmentation sentiment d’efficacité
Chroniques
Réduction symptômes dépression/anxiété (effet dose-dépendant), meilleure estime de soi, meilleure régulation émotionnelle
Amélioration résilience, réduction stress chronique, amélioration qualité de vie

Effets hormonaux et endocriniens
Aigus
Augmentation adrénaline/noradrénaline, cortisol (selon intensité/volume), hormone de croissance, testostérone (variable), endorphines
Augmentation myokines (ex: IL-6 d’origine musculaire), mobilisation substrats
Chroniques
Meilleure sensibilité à l’insuline, modulation axe stress (réponse cortisol plus adaptée), amélioration profil hormonal global selon sommeil/charge
Adaptations thyroïdiennes et leptine/ghréline via composition corporelle

Effets immunitaires et inflammation
Aigus
Mobilisation leucocytes, augmentation transitoire marqueurs inflammatoires après effort intense, fenêtre de vulnérabilité possible si surcharge
Chroniques
Diminution inflammation de bas grade, amélioration surveillance immunitaire, réduction risque infections à long terme (si charge adaptée)
Meilleure réponse vaccinale chez certains profils

Effets sur le poids, la composition corporelle et l’appétit
Aigus
Dépense énergétique, modulation appétit (souvent baisse immédiate après intense), amélioration contrôle glycémique
Chroniques
Perte masse grasse (surtout viscérale), maintien/augmentation masse maigre (si renforcement), amélioration métabolisme de repos indirecte via muscle
Meilleure régulation faim/satiété, prévention reprise de poids (avec hygiène de vie)

Effets sur la circulation périphérique et le système veineux
Aigus
Pompe musculaire, augmentation retour veineux, diminution stase
Chroniques
Amélioration circulation, réduction risque thrombose/stase chez sédentaires, amélioration symptômes insuffisance veineuse légère

Effets sur la thermorégulation et la peau
Aigus
Augmentation température centrale, sudation, vasodilatation cutanée
Chroniques
Amélioration capacité de sudation, acclimatation chaleur, meilleure tolérance thermique, adaptation volume plasmatique

Effets sur le sommeil
Aigus
Augmentation pression de sommeil (surtout si effort diurne), baisse stress
Chroniques
Amélioration latence d’endormissement, qualité du sommeil, régularité circadienne (si timing adapté)

Effets sur la douleur et la perception corporelle
Aigus
Hypoalgésie induite par l’exercice, modulation douleur via voies descendantes
Chroniques
Amélioration douleur chronique (lombalgies, arthrose, fibromyalgie chez certains), meilleure proprioception, meilleure image corporelle

Effets sur la posture, équilibre et motricité
Aigus
Activation neuromusculaire, échauffement des schémas moteurs
Chroniques
Amélioration équilibre, prévention chutes, coordination, mobilité, amplitude, contrôle postural

Effets sur la digestion et le microbiote
Aigus
Redistribution débit sanguin (diminution digestive pendant effort), possible inconfort si intensité élevée
Chroniques
Amélioration transit (modérée), diversité du microbiote associée à activité régulière, baisse risques métaboliques

Effets sur la santé sexuelle et reproductive
Aigus
Modulation hormones et circulation, effets variables selon intensité
Chroniques
Amélioration fonction érectile via santé vasculaire, fertilité potentiellement améliorée si poids/stress optimisés, mais surcharge extrême peut perturber cycles menstruels (RED-S)

Effets sur la longévité et les maladies chroniques
Chroniques
Diminution mortalité toutes causes, réduction risque : maladies cardiovasculaires, diabète 2, certains cancers (sein, côlon), dépression, fragilité
Amélioration autonomie, capacités fonctionnelles, vieillissement en meilleure santé

Effets potentiellement négatifs si dose inadaptée
Aigus/chroniques
Blessures (tendinopathies, entorses), surmenage, troubles du sommeil, irritabilité, baisse immunité transitoire, troubles du rythme chez sujets à risque, déshydratation, coup de chaleur
Chez sportifs : RED-S (déficit énergétique), troubles hormonaux, stress fractures
Ces effets sont principalement liés à surcharge, mauvaise technique, récupération insuffisante, contexte médical